L’Orient au cœur, essai de généalogie littéraire

L’Orient au cœur, essai de généalogie littéraire 2.

 

 

Lorsque l’on cherche d’où vient la vocation d’écrire, on se met en quête  de figures tutélaires et de grands ancêtres. Cet article va donc étudier mes inspirations littéraires, en particulier pour ce qui concerne l’Orient, et spécialement la Chine et le Japon.

 

 

 

J’ai toujours aimé écrire et j’écris des textes, des poèmes, quasiment depuis que je sais écrire, depuis l’âge de 7 ou 8 ans. Cette précocité de ma vocation, qui m’a causé quelques désagréments alors que j’étais d’âge scolaire, s’est poursuivie de mes 7 ans à mes 15 ans, date à la quelle j’ai cessé d’écrire de la poésie. La  charge de travail en classe s’alourdissant de plus en plus, et moi- même ayant sans doute cessé de croire en mon talent poétique, ou n’en éprouvant plus la nécessité interne, je n’ai repris la plume que vers 35 ans, alors que beaucoup de choses dans ma vie  avaient changé.

A l’âge de 35 ans, la nécessité d’écrire est revenue, une nécessité vitale, urgente, où j’avais l’impression que ma vie pouvait dépendre de ces quelques mots jetés sur le papier, où plutôt sur l’ordinateur (je n’écris que sur l’ordinateur, sur le papier, je n’arrive à rien et mon inspiration se fige et se bloque).

Je crois que je peux dire, qu’à l’époque, l’écriture m’a sauvé ou du moins qu’elle a été un facteur primordial et essentiel de ma renaissance. A présent, et depuis quelques années, j’ai un rapport plus apaisé à l’écriture et j’ai aussi diversifié ma production littéraire, romans, essai, articles divers …

 

Pour ce qui concerne mon œuvre poétique à proprement parler, j’ai déjà tenté de dresser un portrait de mes influences littéraires en matière de poésie amoureuse[1]. A présent, je souhaiterais parler de mes inspirations extrême-orientales, japonaises et chinoises surtout, pour ce qui concerne mon écriture poétique.

 

 

Le Japon et la Chine sont venus vraiment dans ma vie, vers l’âge de 30 ans, alors que j’étais en plein désarroi intérieur et en pleine recherche d’une nouvelle façon de vivre, de penser et d’espérer. Au fond de la nuit où je me débattais, il y avait un rêve d’Orient, un désir d’Orient, et particulièrement d’Extrême-Orient, et je me suis mise activement à rechercher tout ce qui parlait de cette région du monde, et tout spécialement du Japon.

J’ai commencé à m’intéresser au cinéma japonais, notamment au cinéma d’animation (les studios Ghibli), ainsi qu’à l’art du Japon et de la Chine, à leur littérature et à leur mode de vie. Le mode de vie japonais traditionnel, particulièrement, par son esprit de calme et de dépouillement, son caractère méditatif m’attira beaucoup, moi qui vivais une véritable tempête intérieure.

Je me passionnais aussi pour les arts martiaux (passion qui n’a pas cessée depuis et m’a inspiré toute une série d’articles et toute une théorie où je lie arts martiaux et photographie[2]), et faute d’avoir une santé suffisante pour pouvoir les pratiquer, j’appris beaucoup sur eux par les livres et les vidéos que je pus voir sur le net.  Et  ce que je retirais de cette étude, comme  de celles de toutes les voies japonaises (calligraphie, thé…), que j’étudiais également, modifia considérablement et définitivement mes manières de ressentir et d’agir, mon mode de pensée et ma façon d’écrire.

Pour moi, il y eut vraiment un avant et un après la rencontre avec les civilisations d’Extrême- Orient.

 

 

Pour ce qui regarde ma production poétique, au fur et à mesure que je prenais connaissance de la poésie chinoise et japonaise, je prenais aussi conscience de la nécessité de faire évoluer mon écriture, qui était jusque là assez ample et lyrique, avec de longs poèmes et une écriture assez profuse.

J’avais envie de changement, d’une écriture plus resserrée, plus dense, plus essentielle, où chaque mot devait être pensé longuement. Je désirais plus de concision dans l’expression, un côté beaucoup plus méditatif et contemplatif, qui correspondait beaucoup mieux à ma nouvelle manière d’être.

Je restais bien deux ou trois ans sans écrire ou quasiment, le temps que la métamorphose, que le chemin intérieur se fasse, et si cela me sembla long parfois et où je crus à de nombreuses reprises mon inspiration et mon talent poétique envolés, je me rends compte à quel point cette attente fut nécessaire et heureuse.

Cette attente m’appris la patience, et le fait que prendre son temps pour aboutir à un meilleur résultat n’était pas une mauvaise chose. C’est en particulier une chose que je retire de l’étude de la calligraphie japonaise, que je pratiquais quelques mois à Paris (j’aurais bien voulu continuer cette étude, mais cela ne fut pas malheureusement possible).

Durant ces quelques cours que je suivis avec un maitre japonais, il nous fit comprendre la nécessité tout d’abord de bien méditer avant d’entreprendre une calligraphie ( chaque cours commençait d’abord par 20 mn de méditation), et ensuite, il nous appris le goût du bon geste, en nous faisant refaire encore et encore la calligraphie en cours tant que nous n’aurions pas le geste qu’il faut et donc le cheminement intérieur qui va avec. Il y a quelque chose de profondément apaisant dans l’exercice de la calligraphie japonaise (et chinoise aussi, mais je ne l’ai pas pratiquée), on se concentre sur son geste, uniquement sur cela, on se recentre en soi même, dans une sorte de transe presque hypnotique, mais infiniment calmante, en tout cas dans mon expérience.

 

Et c’est cette attitude interne de méditation et de concentration apprise en calligraphie que je voulais transposer dans mon art poétique et dans ma vie toute entière. Cela prit du temps, comme toute chose que l’on veut installer sur des bases solides, mais petit à petit, cela se fit, et progressivement, je me remis à écrire d’une façon qui me satisfasse  beaucoup mieux  et plus complètement.

L’influence de cet apprentissage se fit sentir dans toute mon existence, et dans ma pratique photographique également, qui se veut avant être une contemplation et une méditation  dans et sur la nature qui nous entoure.

 

Ainsi, ma rencontre avec l’Extrême-Orient fut une rencontre vitale, de celle qui transforme une vie entière, de celle qui sauve  et enchante à jamais une existence. Aussi, je peux véritablement dire que, pour toujours, j’ai l’Orient au cœur.

 

Pour ceux qui voudraient lire mes poèmes, ils peuvent  se rendre sur cette page Facebook, où je poste des poèmes accompagnés de photos de temps en temps[3], ainsi que sur ce site (qui sera remis à jour bientôt)  [4].

 

[1] https://lejardindepensees.com/2017/07/18/la-poesie-amoureuse-dorient-et-doccident-essai-de-genealogie-litteraire/

[2] https://imagesetimageurs.com/category/reflexions-photographiques/

[3] https://www.facebook.com/LucileLongre/

[4] http://eowin69.free.fr/

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